Passer du dessin à la fresque…

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Reproduire un dessin : 4 techniques incontournables

Reproduire un dessin avec fidélité est une aventure à la fois technique et créative. Que l’on cherche à agrandir une image, à la réduire, ou simplement à la transférer sur un autre support, il existe depuis des siècles des méthodes éprouvées qui facilitent la tâche. Certaines ont traversé le temps, d’autres se sont modernisées avec les outils contemporains.

Je vous propose ici de faire un tour d’horizon de quatre techniques incontournables que j’utilise pour reproduire sur les murs les maquettes que je dessine sur mon papier…

La mise au carreau : un travail d’orfèvre

Parmi les méthodes les plus anciennes, la mise au carreau occupe une place particulière. Les artistes de la Renaissance l’ont utilisée pour agrandir leurs esquisses et les reporter avec une précision presque mathématique. Le principe est simple : il s’agit de diviser le dessin original en carrés réguliers, puis de reproduire la même grille sur le support final.

 

mise au carreau

Case après case, le dessin prend forme comme un puzzle soigneusement assemblé.
C’est une technique qui demande patience et minutie, mais elle récompense l’œil attentif et forme au sens de l’observation. Si elle peut paraître laborieuse sur de grandes surfaces, elle reste idéale pour qui aime s’attarder sur chaque détail.

Le poncif : la poudre au service de la précision

Moins connu du grand public, le poncif a pourtant été un outil privilégié des fresquistes. La méthode consiste à perforer légèrement les contours du dessin d’origine, à poser cette feuille ajourée sur le support

Ensuite il ne reste plus qu’à saupoudrer de fusain, de craie… ou moi ce que je préfère c’est passer sur le papier une « poupée » remplie de pigments.

Une fois le modèle retiré, le motif apparaît en pointillés, prêt à être repassé.
L’efficacité du poncif réside dans sa rapidité et sa capacité à être réutilisé plusieurs fois. Bien sûr, il ne permet pas d’obtenir des détails aussi fins que la mise au carreau, mais il s’avère redoutablement pratique dès qu’il faut répéter un même motif ou reporter une composition d’ensemble.

Le papier calque : l’indémodable compagnon

Difficile d’évoquer les techniques de reproduction sans parler du papier calque. Tout le monde, ou presque, s’y est essayé un jour sur les bancs de l’école. Sa transparence permet de recopier directement les lignes du modèle, puis de les transférer sur le support final.

 

Ce procédé a l’avantage d’être immédiat et accessible à tous, sans préparation complexe ni matériel coûteux, mais il se prête moins bien aux grands formats.

La projection : la modernité au service de l’art

Enfin, il serait difficile de passer à côté de la technique la plus contemporaine : la projection. Grâce à un vidéoprojecteur, l’image peut être directement projetée sur le support. Il suffit alors de suivre les contours et de dessiner par-dessus.

Cette méthode permet potentiellement d’agrandir une image à l’infini, ce qui en fait l’outil de prédilection des muralistes et des street-artistes. Mais elle est forcément limitée par le matériel nécessaire et à la stabilité de la projection (luminosité, distance de recul…)

J’ai vu aussi l’arrivée des système type Casque VR chez mes confrères et consoeurs, qui utilisent la réalité virtuelle  pour dessiner directement sur les murs…

J’aimerai bien essayer un jour mais je crains tout de même que les limites seront sûrement les mêmes que pour la projection « simple » et puis j’ai peur que ça me donne mal au coeur 😉 A tester donc!

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